Cît gît CJ

Cît gît CJ
Zinc et sa vie.

# Posté le lundi 23 février 2009 15:20

Modifié le dimanche 29 mars 2009 13:34

3/03/09 21h45

J'aime penser
Que nous formions une sorte de jeunesse chelou, et qui quand nous seront complètement drogués et que notre femme sera partie avec nos gosses et le micro-ond, il ne nous restera plus que la Racoons. Notre team, ma team.

# Posté le mardi 03 mars 2009 15:45

Modifié le mardi 31 mars 2009 09:55

17/03/09 20h16

Les papiers qui s'engouffrent dans les roues du bus, un alcoolique complètement drogué qui passe devant moi, un carré magique bondé, des babas au rhum dans la main gauche, la droite est occupé par une cigarette pas chère et qui tue plus vite. Je jettes la cigarette et dis bonjour au chauffeur, il est 18h36 et le bus est en retard de 5 minutes. Les passagers râlent, ils sont en retard et veulent rentrer chez eux. J'ai les mains qui collent et le caleçon qui rentre dans le cul, un baggy moche, mes cheveux qui forment une coiffure informe, informe tout comme mon tee shirt tiraillé par le cordon de mon casque, qui, cela soit dit en passant ne transmet plus de musique depuis au moins deux jours, car mon ipod a tout bonnement décidé de ne plus s'allumer. Je m'asseois entre une jeune qui est du genre à allez a l'Area tout les week-end, et un papy qui a de la mouquir et qui ne sent pas très bon. Je me demande vaguement se que pensent les autres de moi, avant de me rappeller que ça m'est égal. Et les passagers qui râlent toujours du retard du bus. Je souris, j'aime ma vie et je m'y sens bien.

N'y a t-il que moi pour jouir de ce genre de situations ?

# Posté le mardi 17 mars 2009 15:26

Modifié le mardi 31 mars 2009 09:54

18/03/09 20h45

Une sonnerie, vous la connaissez cette petite pute de sonnerie qui veut dire que tout est parti en couille? Celle qui te rapelle la p'tite merde que tu es pour de vrai? C'est ta copine qui raccroche, ou en fait tu sais plus trop. Alors tu marches, en serrant ton putain de téléphone portable, tu ne l'éclates pas par terre au cas-où elle rappelle. Et t'es comme un con, tu sens plus tes doigts, ils sont blancs au bout à force de serrer ton Sony Ericson, dedans il y a des photos de vous deux. Puis tu finis par rentrer chez toi, machinalement tu montes les escaliers qui mènent à ta chambre. Tu prends un bouquin, ton portable posé sur toi, tu lis des livres que tu ne comprends pas, puis vint le gros frisson, celui qui fait que la sensation de manque imprégne chaque membre de ton cerveau. Tu te sens comme un con parce qu'au final tu fais de la peine et tu le sais. La boule qui se forme dans ton ventre, l'information qui rentre pleinement dans ton cerveau et le truc humide dans tes yeux, ça s'appelle avoir mal. Tu te dis que s'il faut elle ne sera plus là, plus jamais. Tu te demandes ce que tu branles, et décide de faire quelque chose, avant de te rappeller que tu ne sais pas quoi faire. L'impuissance, alors t'écris comme un con, pour partager ta douleur, et que les plus beaux textes sont ceux avec lesquels tu transmets ton émotion.

Voilà c'est fini.

# Posté le mercredi 18 mars 2009 15:47

Modifié le mardi 31 mars 2009 09:51

24/03/09 19h57

Assis autour d'une table, le soleil se couche. On sort les bouteilles et un doué roule le premier truc illicite de la soirée. Quelqu'un d'intelligent a branché son Ipod à des enceintes et passe de la bonne musique. Autour de cette table il y a toujours quelqu'un qui n'a pas de place, mais ce quelqu'un s'en fout, on est biens, entre nous. Comme toujours un raton laveur se lève et frappe l'autre, le plus souvent derrière la tête, avec obligatoirement un bruitage pourri dont nous seuls avons le talent. Le raton laveur victime de l'attaque proprement injustifiée crache un " Fils de pute !" et court après l'autre tout en éclatant de rire. Les bouteilles diminuent ainsi que la barette. Il faudrait dix ans pour expliquer se qu'il se passe entre le début et la fin d'une soirée Racoons,je peut juste vous dire qu'entre temps certains partent courir dehors, d'autres crient à qui veut l'entendre qu'ils les aiment, de nouveaux mots s'inventent, des crachats s'étalent voluptueusement dans la face de la personne aimée, des ratons laveur tombent pour mieux se relever, de la pisse s'écoule lentement et délicatement du pénis du raton laveur dans un bruit mat ou sourd suivent l'objet visé, les femelles ratons laveurs s'incorporent tellement au paysage qu'on ne voit plus de différence entre les sexes, un vomi encore sans nom dégouline du trottoir pour tomber sur la route et nos amis les animaux leurs donnent un surnom. Puis vint ce que les autres appelleraient une fin de soirée, pour nous c'est encore le début. On va se "coucher", autrement dit les couples vont s'accoupler (comme c'est joliment dit) et les autres vont se mettre sur la gueule. Quand tout le monde est forcément mort et que le soleil se lève, on s'endort pour une ou deux heures, dans la cabane, notre cabane. Le matin il fait beau, il fait toujours beau quand NOUS on fait des soirées. Car pour nous même la pluie est synonyme de beau temps. On a le droit au café et un peu à manger, et la soirée prend fin aux alentours de 13h ou plutôt quand nous nous sommes tous rappellés qu'on s'aimait et qu'on s'aime toujours.

Désolé, vous pourrez nous imiter mais jamais vous nous égalerez. RC *

# Posté le mardi 24 mars 2009 15:48

Modifié le mardi 31 mars 2009 09:48